En ce début 2026, le monde paraît plus instable, plus impénétrable et plus imprévisible que jamais : succession de crises, empilement de dossiers fâcheux, discours outranciers, clivants ou enfermants, brouillage des alliances, fatigue collective, etc.
Restent l’humour et la générosité ! Et la perspective d’un avenir souhaitable, à construire avec énergie, combativité et détermination.
En des temps mouvants et face à l’adversité, certaines figures historiques ont su garder le cap. Clémenceau* nous laisse ainsi deux boussoles : tenir et s’adapter.
- Tenir d’abord, par la force morale, par la fidélité aux valeurs, par la constance dans l’effort : « Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur. » (discours prononcé à l’Assemblée Nationale, le 8 mars 1918).
- S’adapter ensuite, parce que s’obstiner sur les moyens n’est pas de la solidité, c’est de l’immobilisme : « L’homme absurde est celui qui ne change jamais. » (discours prononcé devant le Sénat, le 22 juillet 1917)
Pour FR-coach, c’est exactement l’équilibre à viser : intransigeance sur le cap (sens, exigence, efficacité) et souplesse sur les chemins de résilience (méthodes, relations, créativité).
En 2026, je nous souhaite cette endurance lucide, et de l’amour pour ne pas s’assécher : le courage de durer, et l’intelligence de bouger.
Bonne année à toutes et tous !
*Georges Clemenceau (1841–1929), médecin devenu journaliste puis homme d’État, incarne une République de combat, d’où son surnom de « Tigre ». Pendant l’affaire Dreyfus, il met sa plume et son influence au service de la vérité à L’Aurore et retient « J’accuse…! » comme titre du texte de Zola. Au pouvoir (1906–1909), il assume un équilibre rugueux : faire avancer des réformes et institutions sociales (dont la création d’un ministère du Travail) tout en réprimant durement certains mouvements sociaux au nom de l’ordre légal. Ancien maire de Montmartre, il reste proche de Louise Michel, qu’il soutient pendant sa déportation et pour laquelle il se bat en faveur de l’amnistie des communards. En novembre 1917, rappelé à la tête du gouvernement, il conduit la France jusqu’à la victoire de 1918, ce qui lui vaut durablement l’image de « Père la Victoire ». Enfin, sa générosité se lit aussi dans l’amitié : proche de Claude Monet, il accompagne l’aventure des Nymphéas et les échanges qui mèneront à l’Orangerie. Il termine sa vie dans sa Vendée natale : après 1919, il se retire face à l’Atlantique à Saint-Vincent-sur-Jard, où il cultive son jardin et écrit.